
AKT exprime sa vive inquiétude après l’annonce hier soir, par le président américain Donald Trump, de nouveaux tarifs douaniers réciproques. Un taux de 20 % est annoncé sur les échanges avec l’Union européenne. Petite économie ouverte, la Wallonie est particulièrement vulnérable à ce type de mesures, qui menacent directement ses entreprises exportatrices.
Cette nouvelle décision de l’administration Trump élève le niveau de tarifs douaniers américains à un niveau qui n’a plus été vu depuis les années 30, où l’augmentation soudaine des barrières douanières avait contribué à aggraver la grande dépression.
AKT est convaincue que ces mesures, censées encourager la production nationale américaine, ne parviendront pas à atteindre cet objectif. L’instauration de barrières tarifaires freine les échanges, fait grimper les prix pour les consommateurs et affaiblit l’efficacité économique globale. L’histoire récente l’a montré : ce type de mesures protectionnistes déclenche des guerres commerciales dont tout le monde sort perdant.
Electrochoc
Cette annonce doit servir d’électrochoc pour l’Union européenne, l’incitant à accélérer ses efforts vers une autonomie stratégique renforcée et à perfectionner le marché intérieur.
Pour relancer la croissance économique intérieure, les conclusions du rapport Draghi mettent en évidence la nécessité d’investir massivement dans l’innovation et la compétitivité afin de combler le retard par rapport aux États-Unis et à la Chine.
Par ailleurs, cette situation offre à l’Europe l’opportunité de se positionner en tant que partenaire international majeur du libre-échange et de renforcer ses liens avec les pays délaissés par les États-Unis. Dans cette perspective, la ratification par la Wallonie des accords commerciaux en attente enverrait un signal positif et affirmé sur notre engagement en faveur d’un commerce ouvert et équitable.
Concernant la réaction que l’Europe envisage face à ces mesures, il est essentiel de reconnaître la complexité du sujet. Une réponse raisonnée et équilibrée, tenant compte de la réalité des entreprises européennes, est impérative. La concertation avec les organisations représentatives des entreprises sera cruciale pour élaborer des contre-mesures appropriées, efficaces et proportionnées.
Comme l’explique Frédéric Panier, CEO d’AKT, « ce nouvel épisode doit réveiller l’Europe : l’autonomie stratégique ne peut plus attendre, pas plus que la consolidation d’un marché intérieur à la hauteur des défis mondiaux. »
(Photo Gerd Altmann / Pixabay)