
C’est une des sociétés wallonnes les plus connues : le CERAN célèbre son 50e anniversaire, un demi-siècle d’expérience qui a fait de l’institut spadois une référence internationale dans l’apprentissage des langues grâce à une approche pédagogique innovante, en immersion ou à distance, ainsi que dans les formations interculturelles.
Depuis sa création en 1975, il n’a cessé d’innover pour offrir des méthodes pédagogiques toujours plus performantes et adaptées aux besoins des professionnels, des particuliers et étudiants de 9 à 25 ans. Depuis quelques années, il fait partie du groupe français Châteauform.
La belle histoire a débuté en 1975. René et Monique Bastin, deux passionnés de l’enseignement des langues, désirent créer un espace de rencontres internationales empreint d’hospitalité, de respect et de bienveillance. À leur retour du Burundi où ils ont enseigné le français pendant 10 ans, ils acquièrent un château à Nivezé, près de Spa, où ils développent une méthodologie d’apprentissage innovante. Le CERAN, acronyme de Centre d’Etude et de Rencontre À Nivezé, est né.
Méthodologie exclusive
Basée sur une immersion totale, la méthodologie exclusive “QRI” (Question – Réponse – Intonation) repose sur un dialogue constant entre le formateur et l’apprenant, mettant l’accent sur l’écoute mutuelle et l’interaction continue. Cette approche immersive vise à systématiser les connaissances linguistiques et à favoriser une appropriation naturelle de la langue cible. En se concentrant sur la répétition et l’automatisation à travers des échanges dynamiques, la méthode QRI aide les apprenants à gagner en confiance et en fluidité dans leur expression orale.
En 1984, le CERAN a fait l’acquisition du Château du Haut-Neubois, construit entre 1908 et 1911, qui est devenu le siège de ses activités. Ce lieu historique accueille aujourd’hui des séminaires résidentiels intensifs dans 11 langues, destinés aux professionnels, jeunes adultes et enfants. Depuis sa création, le CERAN a formé plus de 200.000 clients issus de plus de 100 pays. Fournisseur Breveté de la Cour de Belgique, il accueille autant des hommes et femmes politiques, des chefs de grandes entreprises et des célébrités, que des particuliers.
Au fil des décennies, le CERAN a constamment évolué en intégrant les nouvelles technologies et en adaptant ses formations aux défis du monde moderne. L’intelligence artificielle et les plateformes d’apprentissage digital enrichissent aujourd’hui les parcours de formation, offrant une expérience toujours plus personnalisée et interactive, tout en gardant l’humain au centre de l’apprentissage.
Un rayonnement international
Depuis son campus historique de Spa, le CERAN a étendu son expertise à travers plusieurs centres de formation en Europe. Ainsi, en plus de son site spadois, le CERAN dispose actuellement de centres de formation « city » à Anvers, Bruxelles et Paris. Il organise également des formations au sein même des entreprises.
Aux formations en immersion s’ajoutent des formats intensifs et extensifs en présentiel ou à distance pour une réponse sur mesure à des besoins en constante évolution.
L’innovation au cœur de la pédagogie
Fidèle à son ADN, le CERAN n’a cessé d’innover pour offrir des formations toujours plus efficaces et adaptées aux réalités contemporaines. Parmi les évolutions marquantes de ces dernières années, on retrouve :
- l’intégration de l’intelligence artificielle et des outils numériques pour personnaliser l’apprentissage ;
- la mise en place de formats hybrides combinant des leçons en présentiel et à distance.
- l’élargissement de son offre de formations interculturelles pour accompagner les entreprises dans leur développement à l’international.
Le covid avait déjà fait évoluer l’approche accélérant les formations à distance, dont le volume est passé d’une centaine d’heures par an à plus de 50.000 en 2024.
« Aujourd’hui, plus d’un parcours de formation sur deux est à distance » explique Jean de Villeneuve Bargemont, directeur général du CERAN. « Tout en gardant notre ADN, nous avons adapté notre méthodologie à cette nouvelle modalité et développé les outils digitaux nécessaires qui vont avec. L’IA, depuis, est venue ajouter une couche de complexité et d’opportunité. Elle ne supprime pas la formation, elle l’oblige à évoluer. Elle peut être utile — automatisation de certains exercices ou tâches, traductions,… — mais elle ne remplace ni la finesse, ni la culture, ni l’émotion, ni le partage d’expérience. L’IA ne supplante pas l’humain, elle redéfinit son rôle et devient complémentaire. C’est pourquoi, nous faisons le pari de l’innovation raisonnée, en conservant ce qui a toujours fait notre force : l’humain. »